27.07.2010
Lectures d'été
Quelques-unes de nos lectures d'été...








et pour Les filles sont au café, il y a un chouette article, là.
17:57 Ecrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.07.2010
Curriculum vital
Du 17 au 30 juillet, la librairie L'Eau Vive accueille les originaux du livre de Barbara Ferraggioli, Curriculum Vital, qui vient de paraître aux éditions Venenum. Premier roman graphique, Curriculum Vital explore avec humour les affres de l’identification professionnelle d’une trentenaire « réfractaire aux institutions ».
Et Barbara Ferraggioli signera son livre à la librairie le vendredi 23 juillet à 18 heures.
10:38 Ecrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.07.2010
23e journée du livre de Sablet en Provence
Samedi 17 et dimanche 18 juillet, L'Eau Vive vous invite à la 23e édition de la journée du livre de Sablet, un petit village en Provence, entre Carpentras et Vaison-la-Romaine.
Vous pourrez notamment rencontrer : Thierry Laval, Mario Ramos, Frédéric Stehr, Frédéric Pillot, Daniel Picouly, Claire Degans, Anne Jonas...
et pour les plus grands, André Bucher, Noëlle Chatelet, Camille Laurens, Yann Queffelec, Jacques Salomé, René Fregni, Michel Quint...
14:39 Ecrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.07.2010
Le Festival d'Avignon
Parti ! Le festival d'Avignon a commencé. Voilà le stand que tient L'eau Vive dans la très belle cour de la maison Jean Vilar :
(à 17h) : Le grand orchestre Tapapoum
(à 17h30) : Petit bout d'homme17:29 Ecrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : festival d'avignon
02.07.2010
"Les livres ne protègent pas du froid de la vie"
Donc j'ai fait mon (mes ?) devoir et j'ai lu J'élève ma poupée, pour pouvoir discuter un peu avec Régine et Sophie.
Donc nous sommes bien d'accord, je crois que c'est plus un livre pour adultes que pour enfants. Ou à lire à deux, en rigolant. J'ai bien ri, moi aussi, et puis j'ai relu dix fois le même passage, émue. Du coup je recopie :
(alors le premier extrait, à force de le relire, je ne le trouve plus très drôle mais la première fois, ça fait du bien :-)
"Mais que mangent les poupées ?
Rien. Tu le sais comme moi, une poupée a la bouche hermétiquement fermée. Impossible de lui faire avaler quoi que ce soit. C'est même là une des preuves que c'est une poupée. Si un jour tu te trouves face à une poupée qui déglutit, je te conseille d'être sur tes gardes."
"Hein ? c'est ta mère qui lit pour toi ? A voix haute ?
Ta mère n'a rien de mieux à faire que de s'interposer entre nous ? (...)
Je suis très méfiant envers les mamans qui lisent. La raison principale étant qu'elles font rarement les bons choix de lecture, préférant toujours une histoire douce et tendre à une histoire teigneuse et sèche. Les mamans lisent comme elles vous habillent le matin, elles ne peuvent s'empêcher de finir chaque phrase à la manière dont on remonte une fermeture Eclair. Elles lisent mais en fait elles ne cherchent qu'à vous couvrir, vous réchauffer, et voilà le bonnet, et voilà l'écharpe et les gants. Que ce soit clair entre nous : les livres ne protègent pas du froid de la vie. Au contraire, ils nous découvrent. Ils nous promènent tout nus dans des territoires hostiles, brûlants, glacials, remplis de loups, de mauvaises blagues, de pièges mesquins. Et soudain, au fond d'une caverne ténébreuse, ils nous offrent un trésor, une beauté inattendue, un poison délicieux qui nous ravit."
"Souvent, je me dis qu'être parent, ça devrait juste être ça, faire en sorte que son enfant soit capable de reprendre une histoire qu'on lui aurait racontée cent fois. Que le seul héritage qui vaille, c'est celui de notre imaginaire. Souvent, je me dis que le plus important conseil d'éducation au monde tient en moins de dix mots : Prends soin d'écrire une histoire avec ton enfant."
Sinon, chez Gaëlle il y a une très belle citation (franchement), à la soupe une image qui me fait beaucoup rire, chez Anne une photo qui me fait rêver et hier soir j'ai fini La douane volante de François Place qui était vraiment très très bien. Il fait très chaud, c'est le dernier jour d'école et le festival va bientôt commencer.
18:08 Ecrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30.06.2010
On sort nos griffes
Je viens de recevoir les impressions de lecture de deux bibliothécaires adorées, Régine et Sophie. J'avais juste commencé, une page ou deux, le livre d'Honoré mais je vais peut-être le reprendre. Elles me donnent envie, en tout cas.
Parfois, nous aussi, on sort nos griffes…
Régine : Grrr !…J’aime l’écriture de Christophe Honoré depuis « Tout contre Léo », et ses pages les plus noires pour adultes m’interpellent beaucoup sur la nature humaine.
Là, dans « j’élève ma poupée », j’ai bien ri. J’ai ri pour la parodie du « fameux » livre de L. Pernoud, j’ai ri chaque fois qu’il lance ses griffes en direction des « grands »…, des adultes quoi !
Mais les questions tournent dans ma tête. OUI, je défends le droit de prendre les enfants pour des personnes entières, OUI, je défends le fait de ne pas les prendre pour des benêts, OUI, je suis d’accord avec Claude Ponti pour leur dire que la vie n’est pas toujours (ou souvent pour les pessimistes) « cool »….
Mais, comment je fais, moi, la modeste passeuse de livres, pour, à la fois, leur laisser le droit à l’enfance pleine de rêves et d’aventures, l’enfance belle, et leur « passer » « j’élève ma poupée » ?? Il me faut choisir, je me sens tendance schizophrène…
Et puis, aussi, j’ai beaucoup de regrets que ce texte soit édité en jeunesse, il serait tellement, tellement bien entre les mains des adultes… D’ailleurs, je vais en choisir des extraits pour les lire à voix haute à des adultes ! Oui, c’est ça,…je vais le faire « passer » aux égratignés !
Sophie : Mais qu'est-ce qui leur arrive à tous ces auteurs ? Ils veulent flinguer les enfants ou bien ? Christophe Honoré, je t'en supplie, retourne faire des films et cesse d'écrire pour les enfants ! ! Très chouette livre que celui-ci, mais pour les adultes, bon dieu de bip ! Et Télérama qui dit que c'est génial ! OK, mais pour qui ??? Ou alors je suis complètement à côté de la plaque et il faut que je me recycle !
La deuxième partie, c'est vrai, est nettement plus enfantesque (le chapitre des recettes) mais il faut aller jusque là !!
Ce que je dis là n'enlève rien au fait que moi, vieux pruneau,j'ai beaucoup ri et aussi été très touchée par certains passages ("j'ai soudain l'envie joyeuse de courir avec elle dehors, parce que c'est octobre, que les feuilles ont commencé à tomber, que la pluie s'est mise à tomber aussi et qu'elle va nous dévisager quand nous tendrons la bouche vers les nuages...") C'est pas dommage si des adultes passent à côté de ce texte ?
Sophie : Zarra de Carole Fives Neuf (ils peuvent pas créer une collection Douze?)
J'ai décidé que j'en avais marre de tous ces romans jeunesse à base de vie réelle pleine d'em.... auxquels sont confrontés souvent, hélas, les enfants. Ont-ils envie de retrouver dans un bouquin les tracas quotidiens qu'ils affrontent chez eux ? Est-ce qu'un enfant a forcément envie de retrouver sa vie dans un livre ? N'ont-ils pas plutôt besoin d'évasion, de rêve ?
je crois que trop souvent, dans nos choix de livres, on ne se met pas à la place des enfants. D'abord, je trouve que beaucoup de romans jeunesse correspondent aux adultes, à l'enfant qu'ils ont été. Ces romans nous plaisent parce qu'ils nous parlent de nos émotions d'enfant mais avec le recul que nous pouvons avoir... Mais les vrais enfants ?
J'ai parlé de tout ça avec Mathilde (ma fille de 21 ans). Elle m'a dit que quand elle était petite, elle détestait les livres qui parlaient de la vie réelle ; elle adorait les livres où les enfants étaient orphelins et à qui il arrivait des aventures rocambolesques. Qu'elle bâtissait des scenarii pour ses jeux à partir des romans qu'elle lisait..
Je crois qu'il faut essayer de penser enfant quand on choisit les livres qu'on a envie de leur proposer à la bibliothèque. Pourquoi est-ce que les romans sortent si peu? Parce qu'on se trompe. Il faut de la qualité, mais de l'imagination, du rêve. Il faut que les enfants connaissent la réalité, mais pas que...
Vladimir Sergueëvitch de Matthieu Sylvander en neuf, c'est vraiment bien!! et docteur Fred et Coco Dubuffet de Catharina Valckx aussi. Voilà des romans qui répondent à mes nouveaux critères.
Mais Zarra c'est très bien écrit et ça dépeint bien ce que ressent une petite fille dont la mère est maniaco-dépressive.
Régine : En ces temps de coupe du monde, en ces moments scandaleux du séjour de joueurs dans des hôtels 5 étoiles et du « déplacement » de milliers de personnes pour construire un stade, ça n’a pu me faire que du bien de lire le chouette « Frissons de foot à Bangui » de Yves Pinguilly. C’est la belle histoire de Zangba, gamin des rues à Oubangui. Il fera LA rencontre qui le mènera dans une école de foot où il aura toutes ses chances… Belle histoire, oui, et qui ne tait pas pour autant la noirceur du monde aux enfants qui la liront...
Un peu plus tard, ça m’a fait plaisir de me distraire avec « Aggie change de vie », histoire rocambolesque d’une imposture ! on s’attache très vite à tous les personnages….Malika Ferdjouk a toujours le don de nous embarquer dans d’autres temps et lieux vite fait bien fait…ça fait du bien !…
12:20 Ecrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.06.2010
Bleu
Yvette a fait une vitrine magnifique, toute bleue et blanche et remplie de bateaux, de coquillages (vrais) et de vagues.
Merci Cécile :-)
14:53 Ecrit par madeline dans Vitrines | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.06.2010
(no need to argue)
Ce matin, un papa (je présume) me demande un roman sur la musique pour un ado de quatorze ans. Il a vu les deux premiers titres de la nouvelle collection Backstage, chez Nathan, sur la table, mais ça ne lui dit rien. Je lui montre L'échelle de Glasgow, de Marcus Malte, je lui dit que c'est un roman magnifique, très bien écrit, mais non. Non. Non parce que peut-être que ce qui l'embête c'est que c'est un père qui parle à son fils de quand lui était ado et qu'il jouait de la guitare. Il parle à son fils dans le coma. C'est un roman magnifique. Je ne peux pas lui trouver mieux.
Je lui montre quand même J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais fait, qui parle beaucoup de musique, un chapitre sur deux est écrit par un narrateur, masculin, qui joue dans un groupe et qui a un concert important dans quelques jours. Non. Grrrr. J'aime pas quand ça marche pas :-) Enfin non, j'aime pas quand on refuse d'emblée un roman magnifique.
Une heure plus tard, peut-être, y a deux ados qui entrent dans la librairie. Un garçon et une fille. Le garçon tend à la fille J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais fait en disant "Tiens, c'est pour toi". Elle fait la grimace et dit "eh, j'ai seize ans". je ne lui dit pas que c'est pire, comme réponse :-) et je replonge le nez dans mes feuilles de réassort...
14:37 Ecrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.06.2010
In & Off
Voici quelques-unes des pièces adaptées de livres qui seront jouées cet été dans le festival Off d'Avignon.
Que du lourd :-)
(c'est sur Skyrock qu'ils disent ça, j'adore cette expression)
(oui parfois j'écoute Skyrock)
14:26 Ecrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2010
pre-rentrée
En août paraîtront trois petits romans dans une nouvelle collection de textes courts destinés aux ados, chez Sarbacane. J'ai eu la chance d'en lire deux. Le cachalot, d'Alexis Broxas (assez... bluffant, je crois. j'aurais plaisir à le conseiller) et Johnny, de Martine Pouchain (assez... terrifiant, mais en regard de l'autre, presque trop lisse).
Ce midi, j'ai emmené à côté les épreuves du dernier texte de Guillaume Guéraud (j'aime bien cette interview de lui, là), Sans la télé, à paraître en septembre aux éditions du Rouergue.
Quand il sortira, je l'offrirai à ma maman. Parce que je trouve que c'est un très bel hommage au cadeau que lui a fait sa mère à lui, en l'emmenant au cinéma très tôt, puisqu'ils n'avaient pas la télé. Il voit des films comme Le voleur de bicyclette ou La strada. Il pleure.
Dans la bibliothèque, chez eux, il y a une photo en noir et blanc, encadrée. Guillaume Guéraud suppose que c'est son père. C'est Montgomery Clift (chez nous il y avait une photo de Marlon Brando). Et il y a une phrase que j'aime bien, c'est à la sortie des Désaxés. Il dit "Même les nuages grincent comme des muselières".
Ce soir, j'emmène les épreuves de Souviens-toi de la lune, de Stéphane Servant (qui a notamment écrit le très beau Guadalquivir, chez Gallimard). C'est aussi un roman qui doit paraître en septembre au Rouergue. Vive les épreuves.
(petit ajout en date du 24 juin : Adèle Leproux des éditions du Rouergue m'a gentiment envoyé les vraies couvertures des deux romans. c'est sûr, c'est mieux que mes photos floues...)
et puis elles sont très très belles, ces couv :-)
15:01 Ecrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.06.2010
Exclu
Waouh. C'est mon mot. Mon mot de quand on me fait des cadeaux.
Et là, c'est un très beau cadeau. J'en donne un bout. Un p'tit bout.

On avait découvert Thomas Gornet avec son premier livre, Qui suis-je ?, paru en médium à L'école des loisirs en 2006. Et puis on avait été le voir jouer sur scène, L'oeil de l'ornithorynque, en juillet 2007, au festival Off d'Avignon. Il avait deux tracts, comme des polaroïds, lui enfant. Le plus beau, c'est pas celui-là, c'est l'autre :-) Il est même posé dans un vase sans fleurs, chez moi.
Et puis en août 2008 est paru son deuxième livre, Je n'ai plus dix ans, et c'était encore plus beau.
Le cadeau qui fait dire waouh, c'est son texte, reçu il y a quelques jours dans ma boite. L'amour me fuit. Un neuf, à L'école des loisirs encore, qui paraîtra à l'automne. Et ça, c'est la première page.
"Il paraît que la sixième fait grandir. Il paraît.
Je le croyais, avant aujourd’hui, avant la rentrée.
Je m’imaginais je sais pas quoi, que mes pieds allaient pousser d’un coup, que mon
nez allait devenir comme celui de mon grand frère, avec des petits boutons dessus, que j’allais
m’intéresser à une émission politique ou lire un journal en noir et blanc et même pourquoi pas
écouter des groupes de rock qui n’existent plus.
Eh bien non.
Je peux le certifier : aujourd’hui, 4 septembre, jour de mon entrée en sixième, rien n’a
changé.
J’ai toujours la même tête, un peu carrée avec l’oreille droite légèrement décollée, la
même mèche de cheveux blancs qui rebique dans mon cou, comme un petit drapeau blanc au
milieu d’une forêt de lianes noires et bouclées.
J’habite toujours tout seul avec mon très grand frère Kaï qui s’occupe de moi depuis
que maman a disparu.
Et, surtout, j’ai toujours ce petit truc à l’intérieur de moi. Un petit truc qui me
provoque du vide aspirant ou alors un plein très angoissant. Une sorte de petit animal qui me
grignote le coeur, qui se ballade dans mes intestins depuis six mois. Depuis le 22 mars, plus
exactement. Quelque chose qui fait qu’il paraît que j’ai « une tête de déterré », d’après Kaï. Je
ne sais pas ce que c’est, un déterré. Mais je sais quelle tête j’ai.
La tête du type qui a été amoureux et qui ne le sera plus jamais. Jamais.
Non, ce n’est pas la sixième qui fait grandir. C’est le chagrin."
Ah. Encore un waouh. Thomas Gornet revient au festival d'Avignon cet été. Vous savez pour jouer quoi ? Tout contre Léo, de Christophe Honoré. Waouh..
11:09 Ecrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : thomas gornet, l'amour me fuit, tout contre léo, qui suis-je ?, je n'ai plus dix ans
08.06.2010
"Nous gâchons les enfants"
Ce matin, Régine et Sophie de la bibliothèque d'Abracadalire viennent nous ramener des livres empruntés (et nous dire pourquoi elles nous les ramènent - et pourquoi les autres, elles les ont gardés...) et vite vite avant qu'elles n'arrivent, elles ont envoyé un petit texte. Que voilà. Dedans, une phrase qui nous interroge un peu ("nous, les adultes, gâchons les enfants...") mais il paraît que je dois lire "Une graine en cadeau",pour comprendre. Donc je vais lire "Une graine en cadeau".
Bonne pioche dans les derniers romans pris sur les piles de la librairie…
Travailler pour et avec des enfants en collectivité, ça abîme le regard qui devrait rester émerveillé sur le temps de l’enfance. Nous , les adultes, gâchons les enfants….Puisse se trouver un grand-père comme celui d’Igor dans « Une graine en cadeau » sur le chemin de beaucoup d’enfants que je côtoie…
J’ai beaucoup apprécié le ton donné à la collection « Soon » en Mini Syros, enfin de la bonne science fiction pour les premiers appétits en lecture !…avec une mention toute perso à Carina Rozenfeld pour « A la poursuite des humutes » et à Claire Gratias pour « Opération Maurice ». Dans le 1er, nous sommes dans notre civilisation où les humains sont en train de muter et où la moitié de la population « apparemment » normale fait la guerre à ces mutants…dans le second, on voyage dans le temps. Dans les six titres que j’ai lus, les histoires ont des motivations toutes différentes, ça permet d’avoir un joli éventail pour découvrir la SF, ça a du punch et ce n’est ni à la guimauve, ni kitsch ! Cette SF là prend les jeunes lecteurs au sérieux et j’aime ça !
Je suis sûre qu’on pourrait animer des bons petits goûters « philo-éthiques » avec cette collection…
C’est pas la peine que je revienne sur « Vérité, vérité chérie » puisqu’il a eu le prix sorcières des premières lectures, j’suis fan, y compris des dessins d’Audrey Poussier.
Encore un que j’ai « croqué » vite fait : « La reine des chats » de Elise Fontenaille. Mina a 3 chats et un petit frère qu’elle trouve déjà assez gênant jusqu’au jour où il fait une crise d’asthme consécutive à la présence des chats…là, elle le trouve carrément infréquentable…. Maladresse des parents, belle rencontre, beau sauvetage d’une fugueuse….Illustrations noir et blanc assez accroches….et…beau métier abordé dans ce roman décidément très sympa.
ça, c'était pour les romans lus par Régine ; quant à moi, j'ai lu et bien aimé, après un commencement difficile, »les Willoughby » de Loïs Lowry aussi. Bon,c'est vrai qu'au début j'ai eu du mal avec ce style un peu spécial, genre vieillot (l'auteur n'arrête pas de faire allusion à des romans jeunesse classiques) et d'ailleurs le livre se revendique d'une histoire vieux jeu. Mais on s'habitue vite et on s'attache aux personnages et à l'histoire,pleine de péripéties invraisemblables mais qui correspondent bien à l'idée qu'on se fait d'un livre vieux-jeu,et au final,ça donne un super roman que j'ai dévoré d'une traite et que j'ai quitté à regret.
Mais je crois que mon coup de cœur va aller à « L'appel de l'oiseau de nuit » de Gilles Barraqué. Ah,je n'avais vraiment pas envie de le lire celui-là (d'ailleurs je l'avais gardé pour la fin,dans ma pile de livres), parce que moi, les histoires d'animaux, de nature et puis un peu genre conte, comme ça, c'est pas du tout, mais pas du tout ma tasse de thé ! Ben,j'avais tort ! Je le clame ici haut et fort : ce livre est un petit bijou (hibou,caillou)
Une belle histoire de merveilleux. Une aventure « picaresque », du suspense, de l'amitié, de la poésie...Ouais, un petit bijou. Il eut été vraiment dommage de passer à côté. Il serait vraiment dommage de passer à côté.
11:42 Ecrit par madeline dans les lectures d'Abracadalire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.05.2010
"C'est mieux d'être trois pour regarder les étoiles"
C’est un grand album qui intrigue d’abord par ses images. Mais le texte, très court (deux lignes par double page), questionne également. « Maman et moi avons décidé d’adopter un géant ! C’est mieux d’être trois pour regarder les étoiles ». Un géant a un appétit énorme (sur l’image, il dévore les planètes) et quand il bricole, c’est tout de suite les grands travaux dans le pays. Et sur la dernière page, cette phrase, toute simple : « Finalement, il n’est pas si grand ce géant, depuis qu’il est devenu comme un père pour moi ».
A la librairie, plusieurs interprétations sont nées de cet album, et de belles discussions aussi. Il y avait deux fins possibles : soit le géant rapetissait parce que l’enfant grandissait, soit parce que cette petite fille acceptait le géant comme beau-père. Quand on a contacté l’auteur/illustrateur Nicolas Thers pour lui en parler (on est curieux…), il nous a dit que ces deux nuances paraissaient lui décrire une même vérité (« ou deux vérités qui vont bien ensemble »). Pour lui, il y a deux modes dans Le Géant, un mode imaginaire et un mode réaliste (mélange dont le graphisme est une tentative de traduction), qu'on retrouve justement dans les deux interprétations possibles : « l'enfant grandit et le géant rapetisse », imaginaire, et « l'enfant accepte enfin le beau-père », mode réaliste...
Et comme on est super curieux, on a aussi demandé à Nicolas Thers comment il fabriquait ses images. Et on était content de lui avoir demandé ! C’est une technique mixte qui utilise à la fois l'informatique et les matériaux traditionnels que sont les crayons ou la gouache. Nicolas Thers dispose de grandes boites avec des tas de documents photographiques classés par catégories (mains, architecture, silhouettes, chiens, etc.) qu’il récupère dans des journaux gratuits ou autres publications éphémères. Il travaille d'abord sous forme de découpage de ces différents éléments. Il obtient ainsi une composition générale de la future image, qu’il passe sous informatique, afin de garder ce qui lui plaît (et d’enlever le reste). Enfin il colorie et redessine l'ensemble ainsi obtenu, et voilà ! c'est prêt !
J’aime énormément cet album. Parce qu’il intrigue, justement. Parce que les albums sur les beaux-pères / belles-mères sont peu nombreux et que celui-ci sort du lot, dans cet imaginaire tout particulier.
14:00 Ecrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le géant, nicolas thers
26.05.2010
Des papiers pour Guilherme : on en a des milliers !
Depuis plusieurs mois, des gens se battent pour qu'un homme puisse continuer à vivre en France auprès de sa femme et de ses enfants. Hier, un collectif de soutien essayait de remettre au préfet les 5200 lettres de soutien reçues. Les photos de Bertrand Gaudillère sont très belles. Vous pouvez trouver ici toutes les informations et les liens sur cet homme et cette honte.
12:47 Ecrit par madeline dans colères | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : guilherme hauka azanga
25.05.2010
Des bébés et des livres
Voilà quelques photos des dernières vitrines créées par Yvette. L'une dédiée à la Quinzaine des Librairies Sorcières (avec les 47 livres sélectionnés par l'ensemble du réseau), l'autre aux bébés.
Avec, dans la vitrine, un très beau livre de Rascal, super cadeau de naissance à faire...
Bien avant toi

- Rascal
- Illustrations Mandana Sadat
- Didier Jeunesse - 12,90 €
« Bien avant toi… J’ai fait un petit bonhomme en taches et le teinturier l’a effacé. J’ai fait un petit bonhomme en pain et les oiseaux l’ont picoré ». Puis en bonbons, en cailloux, en graines, en allumettes… Et un beau jour… « nous avons fait un petit bonhomme d’amour… et toi, tu es resté ! »
On dirait une comptine (et en écrivant ces mots, je repense justement à Comptine, de Jean Tardieu, dans la collection des Petits géants, qui a une musique très proche, je trouve). C’est très simple, et ça dit beaucoup, de l’attente de la naissance, d’un « parcours de vie » (d’ailleurs le personnage grandit au fil des pages) qui irait, comme l’eau, les graines, jusqu’à la vie, justement, une autre vie, qu’on donne. Je suis un peu déçue en revanche par les illustrations de Mandana Sadat, qui étaient beaucoup plus belles me semble-t-il dans Soleil d’hiver, publié également chez Didier il y a quelques années.
Et puis une photo de Muriel Bloch, que L'Eau Vive accueillait samedi 22 mai autour du Schmat Doudou et de ses nombreux autres contes édités.
16:07 Ecrit par madeline dans photos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La libraire est dans l'escalier
et alors je ne sais plus du tout comment, mais je me suis retrouvée là, et ça m'a bien plu :-)
Des anecdotes de libraire qui me font sourire...
15:17 Ecrit par madeline dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Voyage en Salon
Le Goût de lire en pays d'Apt, avec notamment l'aide des Grains de lire, organise la deuxième édition du salon du livre sur le thème, cette année, du voyage. C'est du 26 au 29 mai prochain, à Apt, et on pourra y croiser Timothée de Fombelle (waouh !), Arno Bertina, Davide Cali, Patrice Favaro, Samira El Ayachi, Claudine Galéa, Marcus Malte, Maryvonne Rippert, Marie-Sabine Roger, et beaucoup d'autres...
La surprise de dernière minute, c'est que mercredi 26 mai, à partir de 17 h 30, Françoise Malaval, illustratrice, réalisera sous nos yeux un kolam.
Un « kolam » est un dessin tracé par les femmes avec des poudres blanches et colorées sur le sol devant les maisons en Inde du Sud. C’est
un signe auspicieux et de bienvenue. Il est exécuté tous les matins après avoir balayé et lavé le seuil. Si le soir, il est effacé, cela voudra dire que la maison est une bonne maison car elle a reçu beaucoup de visiteurs qui ont marché sur le kolam pour rentrer.
Le salon continuera ensuite avec à 19 heures une table ronde intitulée "Lire c'est important, vraiment important ?" avec plein d'auteurs et d'éditeurs dont Thierry Magnier et Tibo Bérard, qui dirige la collection Exprim'.
Sur une très bonne idée d'Hélène :-), L'Eau Vive tiendra le 27 mai un petit stand avec les livres des éditions Etre, puisque la maison d'édition fondée par Christian Bruel connaît de grosses difficultés.
Pour télécharger le programme complet, c'est là.
14:06 Ecrit par madeline dans salons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : apt, voyage en salon, gôut de lire, grains de lire
21.05.2010
J'aime pas les filles
"J'aime pas les filles. Elles me font peur. Et elles crient. Souvent. Fort. Et pour un rien. Les filles crient quand elles sont folles de joies, folles d'émotion, folles de rage, folles d'amour et folles de tristesse. ça fait beaucoup d'énergie pour rien et ça abîme la peau du visage, me dit mamie."
Jérôme Lambert, J'aime pas le lundi
18:10 Ecrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.05.2010
La Quinzaine des Librairies Sorcières
Pour la troisième édition de la Quinzaine des Librairies Sorcières, la librairie L'Eau Vive a choisi
Le Schmat doudou
Muriel Bloch
Illustrations Joëlle Jolivet
Album Paroles de conteurs, Syros - 10,50 €
Quand Joseph est né, son grand-père tailleur lui a offert une magnifique couverture cousue de ses mains. Joseph a grandi, sans jamais se séparer de sa couverture, qu’il appelait son schmat doudou et qu’il traînait partout. Mais la couverture dégoûtante, la mère de Joseph l’aurait bien jetée à la poubelle. Vite vite, traverser la rue, aller trouver son grand-père: «Boubele, ouvre-moi, c’est Joseph. Maman a jeté mon schmat doudou… Mais je l’aime trop beaucoup, tu peux pas le réparer?»
Au fil des années, la couverture se transforme dans les mains du tailleur. Une veste, une cravate, un mouchoir, un bouton… Et pendant ce temps-là, Joseph grandit…
Ce conte faisait partie des Contes de Chelm, recueil épuisé de la collection Paroles de conteurs. Ici c’est Joëlle Jolivet qui l'illustre, tout en noirs, jaunes et roses. C’est une histoire juive qu’il est délectable de lire à haute voix. Muriel Bloch dit: «C’est l’enfance qui fout le camp pour de bon». Un conte qui parle du nécessaire abandon de «l’objet transitionnel» et de l’enfance.
Muriel Bloch, conteuse et voyageuse, signera Le Schmat doudou
le samedi 22 mai 2010 à la librairie L'Eau Vive à partir de 14h30.
Cette manifestation à l’initiative de l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse (A.L.S.J.) se déroule du samedi 15 au samedi 29 mai.
Chacune des 47 librairies de notre réseau met en avant l’album qu’il a sélectionné et ceux de ses 46 confrères. Ce qui montre, à un moment donné et dans un même élan, la qualité de la création artistique et littéraire dans le secteur du livre pour enfants. C’est aussi le reflet d’un vrai choix que nous opérons tout au long de l’année, dans nos librairies respectives.
Profitant de cet événement, les librairies organisent avec le soutien des éditeurs, des auteurs et des illustrateurs, des rencontres autour des albums sélectionnés soit par la venue d’auteurs soit par la lecture des albums ou toutes autres animations.
C’est un temps supplémentaire pour nous libraires spécialisés jeunesse d’affirmer notre attachement à la Loi sur le prix unique du livre. Cette loi essentielle a permis le développement de la diversité et de la richesse éditoriale tout en maintenant un réseau de librairies indépendantes et qualifiées dont l’A.L.S.J. est un des acteurs reconnus.
Avec nous, la lecture, c’est pas sorcier !
12:40 Ecrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : quinzaine des librairies sorcières, l'eau vive, muriel bloch, schmat doudou
11.05.2010
Les photos de Barroux
12:36 Ecrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

































































