20.01.2012
Le ptitdéjaulivre
Oh oh, Hélène a écrit un très bel article sur le blog de Grains de Lire alors vite vite on le pique et on le recopie ici !
Ce matin, aux presque-aurores, une première !
Dans les rues vides d'Avignon les pieds claquent sur le trottoir, les bouches s'embuent, les cols sont relevés bien haut sous les nez et les écharpes enrubannent le tout.
Devant l'Eau Vive, un petit rassemblement insolite pour notre premier "Ptidéjauxlivres". Et ça sent les croissants chauds, le bon café et le thé d'Orient entre les étagères. Les joues toutes rougies se félicitent d'avoir bravé les - 4 ° pour se retrouver autour de livres à partager de si bon matin.
Accueillis plus que chaleureusement par toute l'équipe de l'Eau Vive, une poignée de "Grains de lire" a pu découvrir la petite pile de trésors dénichés par Madeline. Des trésors avec lesquels elle a réveillé tout en douceur nos appétits de pages.
Un bouquet de livres tous aussi différents que savoureux,
dont on vous livre ici quelques effluves :
L'école est finie
- Yves Grevet
- Mini- Syros
Dans un futur malheureusement peut-être pas si lointain si on continue à ce train-là, les enfants sont éduqués dans de drôles d'écoles. Des écoles où il est question d'entreprise, de bons d'achats en récompense, ... Jusqu'au jour où des "petits indignés" refusent de rester dans ce système sans ouverture sur le monde, sans culture... A mettre entre toutes les mains en ces temps où l'école est bien mise à mal ! (H)
Les poings sur les îles
- Elise Fontenaille
- Illustrations Violeta Lopiz
- Rouergue
Luis, le grand-père exilé à "la langue d'oiseaux", ne sait ni lire ni écrire. Mais il sait embrasser, apprécier, prendre avec lui le monde qui l'entoure. Son petit fils qui entre au CP sait lui aussi regarder le monde de son grand-père avec tendresse. Il la trouve dans ses yeux, sur ses tatouages, dans les histoires qu'on lui raconte de l'enfance de Luis, dans les mots que Luis déforme avec poésie. Ce petit garçon là est absorbé par la beauté des petits riens qui font la vie des grands hommes, tout comme nous le sommes devant les illustrations qui portent si bien l'émotion du texte. (H)
L'Enfant-phoque
- Nikolaus Heidelbach
- Les Grandes Personnes
Un nouveau regard sur une légende inuit qui raconte comment l'Homme et le phoque ne peuvent faire qu'un chez les peuples de la mer. Un conte fort, puissant, servi par l'univers si particulier de Nikolaus Heidelbach. A lire et relire en écho avec les autres versions de la Femme Phoque ?. (H)
Asdiwal, L’indien qui avait faim tout le temps
- Manchette
- Illustrations Loustal
- Gallimard jeunesse
C’est au cours de l’été 1966, à Paris, que Jean-Patrick Manchette écrit pour son fils, alors en vacances en Provence loin de lui, les aventures d’Asdiwal, un indien Tsimshian. Le début du conte est absolument délicieux, et la langue immédiatement truculente, inventive. Je trouvais le mot Tsmishian particulièrement difficile à prononcer plusieurs fois de suite dans la même phrase, et j’étais convaincue que ce peuple d’indiens sortait tout droit de l’imaginaire de Manchette, mais pas du tout, les indiens Tshimshians existent bel et bien et Asdiwal est un héros de leur mythologie (Claude Lévi-Strauss fit d’Asdiwal, en 1958, le modèle de son analyse des mythes amérindiens). Manchette se moque bien des ethnologues, en tout cas, et raconte des aventures incroyables, savoureuses, drôles, que Loustal illustre avec talent. (M)
Un goûter en forêt
- Akiko Miyakoshi
- Syros
Un petit clin d'oeil à un nouveau Chaperon Rouge ? ll y a bien une grand-mère, un gâteau, une forêt...Mais ils sont tous pleins de surprise. Les splendides illustrations d'Akiko Miyakoshi nous plongent dans un univers de contrastes tout en finesse, de questions suspendues, partagées entre la peur, l'inquiétude et la découverte d'un monde inattendu. Un petit tour dans cette forêt là est indispensable pour partager le goûter mais pas que ça ! (H)
Le retour de la demoiselle
- Cathy Ytak
- L'École des Loisirs
La nature saccagée pour le profit... Belle actualité. Un texte poétique qui nous emmène dans l'univers de la musique et plus particulièrement de la harpe celtique. Cathy Ytak, nous aimons beaucoup ce qu'elle écrit. Elle est venue à notre rencontre au salon d'Apt en 2009, et depuis nous partageons son univers et l'apprécions. Elle vient de publier aussi un très bon "photo-roman" (Il se peut qu'on sévade) dans la version "relookée" de ces ouvrages publiés chez Thierry Magnier, qui font le lien entre photo et écriture. (H)
Anka
- Guillaume Guéraud
- DoaDo Noir - Rouergue
Un nouveau Guillaume Guéraud, c'est toujours l'occasion de se frotter à plein de questions. Le parti pris de départ est très prenant. On commence avec la visite de deux policiers qui annoncent à un lycéen la mort de sa mère... Sauf que sa mère, précisément pousse la porte de la maison quelques minutes plus tard. Violence du choc, violence de la question, violence d'un secret ? Il y a comme souvent chez Guillaume Guéraud, de la force, de la violence, des chocs en pleine face, et aussi des questions : tous les "gros mots" sont-ils toujours utiles ? A force de trop ne déssert-on pas le propos ? La question reste, et le livre aussi ! (H)
Le faire ou mourir
- Claire-Lise Marguier
- DoaDo, Rouergue
Damien – Dam – a seize ans. Le jour où il se fait frapper par des skateurs, c’est la bande à Samy qui le sauve.
« Moi des fois je me sentais vide, et d’autres fois trop plein, sans que jamais ça s’équilibre. »
Le premier roman de Claire-Lise Marguier, c’était la claque de l’automne. A manquer d’air vers la fin. Tout le long, même. Presque pas de respirations, des phrases courtes, des scènes où on s’accroche, une vraie belle voix, juste. Une fin terrible, et puis, en vrac, tout ce qui fait l’adolescence, la famille, les questions, l’amour. (M)
Chaque soir à onze heures
- Malika Ferdjoukh
- Flammarion
Une nouvelle collection Emotion. Une couverture rose bonbon. Un monde qui ne parle peut-être pas à tout le monde. Et pourtant, une très belle écriture, avec des trouvailles originales. Une couleur qui a quand même attiré Romain et l'a séduit. Une sorte d'attente qu'on ne lâche pas et... un petit extrait qui résonne en moi, ça fait quand même quelques bonnes raisons pour se laisser emporter :
"Je ne sais pas vous, mais moi, j'aime connaître le titre des livres que les gens lisent, dans le métro, le bus, ou les profs au lycée...
Je ne sais pas vous, mais moi, si j'ai lu et aimé le livre que lit un passant, eh bien ce passant devient un peu mon ami. Tant pis pour lui s'il l'ignore et l'ignorera toute sa vie."
Le monde dans la main
- Mikaël Olivier
- Thierry Magnier
Un livre dont il a beaucoup été question un peu partout sur la toile et dans les journaux. Un auteur incontournable. Une belle rencontre obligée par la force des choses entre un père et son fils. Et des surprises à des endroits où l'on n'imaginait pas que l'auteur pouvait nous emmener. Alors on veut bien l'avoir le monde dans la main si c'est pour ces bonnes raisons là. (H)
Toute la vie
- Jérôme Bourgine
- Exprim’, Sarbacane - 15 €
Quatre narrateurs : la mère, la fille, le fils, le voisin. La famille Gravelos (oui oui) : une mère absolument insupportable, une fille de douze ans télépathe et son demi-frère de treize ans à moitié obèse et franchement malade. L’histoire commence quand Hannah se met dans la tête de faire se rencontrer Daniel, le voisin du dessous, et Isa, la mère célibataire paumée. Mais la vraie rencontre, c’est celle qui aura lieu entre Daniel et Michel. L’amour, juste.
Quatre voix différentes (et quelques personnages secondaires, le père d’Hannah, celui de Michel, et puis Claire) pour quatre personnages et un livre que l’on ne peut pas lâcher, tout simplement. « Et si la vie était un vaste jeu vidéo auquel nous jouons tous en réseau ? ». Les paragraphes sont souvent très courts, ça va très vite, c’est drôle, c’est très très drôle… et on pleure, aussi. C’est exactement le titre, c’est Toute la vie. (M)
16:14 Écrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.01.2012
Bonne année !
La librairie L'Eau Vive vous souhaite une très belle année 2012 !
(l'image est de Clémentine Sourdais)
Nous reprenons nos horaires habituels,
du mardi au samedi, de 10h à 19h, non-stop.
Et les histoires reviennent !!
Chaque mercredi, à 10h30, et chaque samedi, à 11h.
à bientôt !
10:53 Écrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.12.2011
Horaires de Décembre
Du lundi au samedi
10 h à 19 h
Non stop
Dimanche 11
de 15 h à 19 h
Dimanche 18
de 11 h à 13h
et de 14 h à 18 h
Lundi 26
De 14 h à 19 h
10:17 Écrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2011
Clémentine Sourdais à L'Eau Vive !
14:49 Écrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clémentine sourdais, tout sur l'automne, écoles du monde
16.11.2011
Deux semaines avec le diable
Le samedi 19 novembre, à partir de 15h, la librairie L'Eau Vive accueillera Chloé Roy pour son premier roman, Deux semaines avec le diable, paru aux éditions Praelego.
« Des hommes masqués sont arrivés chez nous et ont déposé une petite bombe.
Tu te rappelles ma chérie ? ». Non. Elle ne se rappelle pas. Elle ne se souvient de rien d'ailleurs. Sa mère, pour l'aider, lui offre un petit carnet, un nouveau journal intime. Elle se met alors à écrire ce qu'elle ressent lors de ses cours, elle essaye de se souvenir de ce qu'était sa vie avant l'accident. C'est pendant un cours d'Arts Plastiques que son professeur lui révèle que son septième chakra est ouvert, chose surprenante.
Une voix se met alors à lui parler et lui propose un pacte. Qu'elle accepte. A défaut de retrouver la mémoire, la jeune fille va vivre une aventure étonnante. Plongez dans l'histoire et vous découvrirez le diable tel que vous ne l'avez jamais vu.
17:15 Écrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2011
Bruno Heitz samedi 12 novembre
ce samedi 12 novembre,
à partir de 15h,
la librairie L'Eau Vive accueille avec plaisir l'auteur et illustrateur Bruno Heitz.
Bruno Heitz a écrit et illustré un très (très) grand nombre de livres pour enfants (et grands enfants) depuis très (très) longtemps (ben oui, un peu, quand même...) et on l'invite avec toujours un très très (très) grand bonheur.
Dans ses derniers livres parus, venez notamment découvrir La mélodie de Mélodie, écrit par Hubert Ben Kemoun, ou Si papa, si maman... (écrit par Francine Bouchet).
16:26 Écrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bruno heitz
19.10.2011
Anne Cortey et Alexandra Pichard à L'Eau Vive
Octobre...
allez, je fais pas ma mélancolique :-)
Octobre et les 698 cartons de nouveautés qui arrivent.
Avec les trésors dont les autres blogs (toujours les deux mêmes, Tourner la page et La Soupe de L'Espace, et en plus ils parlent du même livre...) parlent avant nous, pas le temps, pas le temps... !!
Mais le temps de vous annoncer que
le mercredi 9 novembre, à partir de 14h30, la librairie accueillera Anne Cortey et Alexandra Pichard, ensemble.
Ensemble, elles viennent de publier un album qui s'appelle Muette, chez Autrement, et dont Anne parle très bien ici.
Ensemble, elles animeront un atelier d'écriture et d'illustration (toujours pareil, gratuit mais sur inscription, et les places sont limitées !! 12 places maximum, pour des enfants âgés de six à huit ans) et dédicaceront Muette, et puis tous les autres.
Une petite fille ne veut pas parler. Trop de bruits autour d’elle, trop de cris de ses frères et sœurs dans la maison, trop de parents qui s’inquiètent. Pour l’instant, elle préfère garder les mots à l’intérieur. Mais un jour, vient un petit garçon qui lui ressemble, et il lui murmure des histoires à l’oreille… Quelque chose se libère alors, la petite fille sent qu’elle va pouvoir enfin se mettre à parler… L’univers silencieux de cette petite fille est illustré avec brio par Alexandra Pichard, qui apporte beaucoup de fraîcheur et de simplicité au texte d’Anne Cortey. Un album plein de poésie et de sensibilité sur le thème de la timidité.
Les autres, y en a plein. Mais alors plein.
Comme par exemple Comment parler de Vincent Van Gogh aux enfants, aux éditions du Baron Perché, dont Anne Cortey est l'auteure. 
Ou encore Blanche, bien sûr, qui est paru presque en même temps que Muette. Blanche a été imaginé et écrit par Anne Cortey et Françoise de Guibert, illustré par Nathalie Choux et publié chez Hélium. Et il est très beau.
Ou encore le best of d'Anne, enfin celui que l'on préfère, nous, Une vie d'escargot, dont Gaëlle parlait ici. Ou encore les trois Amos écrits par Anne et illustrés par Janik Coat (et merci Gaëlle encore pour les images).

Ou encore... Plein.
Les ailes d'Anna, illustré par Anaïs Massini, ou Mange ta chambre, par Audrey Calleja. Que des bonheurs :-)
On avait découvert Alexandra Pichard avec Herman et Dominique, un petit bijou dans la collection complètement décalée, Tête de Lard, aux éditions Thierry Magnier.
Et puis Alexandra a illustré cette année un album très doux, Nina et les oreillers, aux éditions Hélium, avec un texte de Maylis de Kérangal.
Elle a également illustré un volume de la très Chouette collection de philosophie pour enfants Chouette ! Penser aux éditions Gallimard : Etre responsable.
Son site, à Alexandra Pichard, c'est par là.
On récapitule ?
Mercredi 9 novembre, à partir de 14h30, atelier d'écriture et d'illustration à quatre mains, avec Anne Cortey et Alexandra Pichard.
Pour les inscriptions, c'est par mail, par téléphone ou en vrai en chair et en os.
Et après l'atelier, dédicace évidemment.
Voilà !
14:37 Écrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.10.2011
Anathème
Samedi 15 octobre à 15h, L'Eau Vive accueille Mélanie Raggi pour son livre Anathème, publié aux éditions Elzévir.
Amandine, 11 ans, entre au collège pleine d’entrain. Là, elle découvre que, parmi les élèves, la loi qui règne est celle du silence : certains décident, les autres subissent.
Si de chaque instant peut sortir un sourire, il y a des histoires dont personne ne souhaite être le héros…
Mélanie Raggi lira un extrait de son roman avant la dédicace.
10:23 Écrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.09.2011
Ghislaine Herbéra le samedi 1er octobre à L'Eau Vive
Voilà, ça fait quelques mois qu'on y pense, et c'est fait, c'est sûr,
le samedi 1er octobre, à partir de 11h, nous accueillerons Ghislaine Herbéra.
Ghislaine Herbéra est auteure/illustratrice et elle animera, à partir de onze heures, un atelier d'illustration pour douze enfants chanceux, entre sept et onze ans. A la manière de ses albums, et notamment du premier paru, Monsieur Cent têtes, les enfants pourront créer des petits masques, des dessins, des découpages, des collages.
L'atelier est proposé gratuitement mais les places sont limitées ! Merci de réserver au plus vite vos inscriptions auprès de la librairie !
Et après, ça donne ça :
Ghislaine Herbéra a publié cinq albums, la plupart aux éditions MeMo. Le premier, Monsieur Cent têtes, a été tout de suite remarqué et a reçu le prix du premier album au salon de Montreuil en 2010 et le prix Opera Prima à la foire de Bologne en 2011. Gaëlle en avait parlé ici, et d'ailleurs on lui pique l'image qu'elle avait bricolé à partir de l'album.
Donc samedi 1er octobre, atelier d'illustration à partir de onze heures, et dédicace ensuite. Ghislaine Herbéra sera présente toute la journée à la librairie (et nous sommes très très heureux !!).
et puis voilà d'autres images encore (et vous trouverez ici, sur le blog de Ghislaine Herbéra, les cinq albums parus et plein d'autres trésors).
Réservez vite !!
11:08 Écrit par madeline dans animations | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ghislaine herbera
14.09.2011
Donner
Appelle-moi Charlie
- Marcus Malte
- Mini-Romans, Sarbacane - 5 €
Alors. Soyons honnêtes. Il y a des livres comme des promesses. On les attend, puis lorsqu’on les reçoit, on les garde quelques jours encore avant de les ouvrir religieusement. Appelle-moi Charlie est de ceux-là. Pour plusieurs raisons pas franchement très objectives. On aime la collection (des textes courts pour ados), le format, les couvertures, et surtout on aime l’auteur. On n'a pas tout lu de lui, mais ce qu’on a lu, on a vraiment aimé.
Et voilà. Promesse tenue.
Parce que c’est très court, que ça commence très bien, que ça finit très très bien, et qu’au milieu, enfin pendant tout ce tout petit livre, on y croit. On marche.
L’histoire, c’est celle d’Elias, treize ans, qui rencontre… Charlie. Et Charlie lui dit des choses essentielles. Comme (je ne résiste pas) : « il faut donner, Elias ! C’est ça, l’essentiel. C’est ça, le secret. Il faut offrir. D’accord, ou pas d’accord ? »
15:32 Écrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06.09.2011
Le monde dans la main
Donc oui Hélène :-) comme beaucoup de libraires (La Soupe de l'Espace, notamment), j'ai lu Le monde dans la main, de Mikaël Ollivier, et j'ai beaucoup aimé. Alors pour être tout à fait franche, j'ai beaucoup aimé le début, un peu moins le milieu, et... et la fin me laisse un petit doute, quand même.
Ce qui est sûr, c'est que c'est un livre souvent très drôle, et souvent très émouvant aussi, très bien écrit, et que ces trois qualités là n'arrivent quand même pas très souvent.
Petit extrait que j'adore :
"- Tu ressens quoi ? m'a demandé ma soeur.
- c'est comme si le printemps était venu rien que pour moi.
- poète, en plus ?
- fais pas chier. Tu me demandes, je te réponds... C'est... J'ai la poitrine gonflée, je suis sans cesse au bord des larmes, mais de joie, de reconnaissance. j'ai l'impression de tout ressentir plus fort, de mieux entendre les sons, de mieux sentir les parfums. Mon coeur bat plus vite aussi. Dès le réveil. Je me réveille et il se met à cogner parce que je me souviens qu'elle est là, qu'elle existe. je trouve tout beau. je m'arrête dans la rue parce que j'entends un oiseau chanter et quand je le vois, je souris.
- Tu deviens débile, quoi !
- Non : heureux. "
Ah oui et autre petite citation que j'adore, dans Mon lapin, de Solotareff et Bravi :
"- en fait, mon nom, c'est Garance, mais j'aime bien changer les noms. Et toi, tu t'appelles comment ?
- Augustin, répondit le lapin.
- Bon, dit Garance. Je vais t'appeler Jean. "
13:50 Écrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.09.2011
"Elevons nos enfants dans une furie de livres" (Boris Moissard)
Ce matin j'ai reçu quatre cadeaux (au moins). Le premier a réveillé la nuit. Le deuxième a envahi la voiture, de noix fraîches de septembre, de joie de vivre et d'insomnies. Le troisième est arrivé peu après, et il disait quelque chose comme "peut-être" et "je ne sais pas".
Le quatrième c'était ce petit livre promis, "Lire est le propre de l'homme", reçu dans une petite enveloppe de L'école des Loisirs. Donc ce midi, rien que ça, j'ai déjeuné avec Arthur Hubschmid, Chen Jiang Hong, Jean-François Chabas, Agnès Desarthe, Philippe Dumas, Valérie Zenatti, Claude Ponti, Kitty Crowther, Malika Ferdjoukh et quelques autres encore. C'était délicieux. Je suis définitivement beaucoup trop sensible, je confirme. Quand Marie Desplechin écrit :
"Mais je me sens proche de ceux qui se sont perdus dans la lecture comme dans une forêt hantée. Ils ont emprunté des chemins qui ne menaient nulle part. Ils ont ouvert leur sentier tout seuls, avec un Opinel, au risque des mauvaises rencontres, au risque de se faire peur ou de se faire mal, au risque même de tourner en rond. Ils ont découvert des ruisseaux et des rivières, des précipices, des clairières, des prairies et des trouées sur le ciel. Ceux-là, quand ils parlent de leurs lectures, ont une manière singulière de le faire : les mots qu'ils utilisent sont les leurs, et ils se fichent bien que tout le monde lise qui ils lisent, que tout le monde aime qui ils aiment, ils veulent bien être tout seuls, ils ont même quelque chose d'un peu jaloux. Partager ses amours avec n'importe qui, c'est à vous dégoûter d'aimer".
J'ai relu quatre fois cette dernière phrase. Mais l'heure tournait. Page 82, je finirai ce soir. Devant l'église ou près du palmier. Je cornerai des pages, je lèverai le nez au ciel.
Et puis hier soir j'ai découvert le dernier livre de Marie Desplechin, avec les illustrations d'Emmanuelle Houdart, Saltimbanques (chez Thierry Magnier).
Et ça, c'était encore un cadeau.
13:39 Écrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31.08.2011
c'est la rentrée ! (enfin bientôt !)
31 août ? Mais vous l'avez vu passer, vous, l'été ?
Donc demain c'est septembre et septembre c'est les nouveautés qui débarquent et les histoires qui reviennent. A partir de la semaine prochaine, on vous redonne rendez-vous tous les mercredis à 10h30 et tous les samedis à 11h pour écouter des histoires.
et dans les livres fraîchement sortis des cartons, il y a par exemple
Un pop-up Charlie et la chocolaterie (Roald Dahl et Quentin Blake, Gallimard)
un album très drôle signé Grégoire Solotareff au texte et Soledad Bravi aux illustrations, Mon lapin (L'école des Loisirs)
et un mini-roman de Marcus Malte qu'on a très envie de lire (Appelle-moi Charlie, Sarbacane).
(et puis il y a aussi, pour les grands, et les fans, les deux derniers livres d'Haruki Murakami, 1Q84,
(et puis il y a aussi une phrase de Claude Ponti à paraître dans un recueil intitulé Lire est le propre de l'homme, qui paraîtra le 15 octobre à L'école des Loisirs :
"Permettez-moi d'insister : nous sommes livres de savoir, de comprendre, de choisir et d'agir. Parce que nous savons lire et que nous lisons".
Et dernière anecdote du jour, il est 18h32, je passe une commande à l'école des loisirs, sur un bon de commande où apparaissent les nouveautés à paraître en 2011/2012 (donc des livres que l'on n'a jamais eus) et dans les 128 ouvrages à peu près de Claude Ponti, il y a une ligne, une ligne avec un code-barre et une petite étoile qui dit nouveauté de l'automne 2011, et ce livre qui va bientôt paraître, il s'appelle Mô-Namour.
Mô-Namour.
Vive Claude Ponti je dis.
à bientôt !
14:23 Écrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.08.2011
L'enfant du jeudi
L'enfant du jeudi, de Sonya Hartnett, aux Grandes Personnes, j'en avais parlé ici, un petit peu, et depuis, les Sandales l'ont lu et Gaëlle est en train (la très belle photo est d'elle). Moi j'ai terminé J'ai 17 pour toujours - coup de poing, je confirme -, je continue les épreuves de Le monde dans la main, de Mickaël Ollivier (chez Thierry Magnier) - et c'est vraiment très très bien - et j'ai commencé L'autre moitié de moi-même, le prochain roman d'Anne-Laure Bondoux à paraître le 17 novembre chez Bayard.Le blog de Bayard en parlait ici.
Ce sera un livre à part. L'auteur notamment des Larmes de l'assassin et du Temps des miracles a fait le pari de publier un récit autobiographique dans lequel elle se met à nu. Dans son introduction, elle cite Lacan ("le réel, c'est quand on se cogne") et Duras ("l'évènement lui-même est détruit par le livre. Ce qui est écrit remplace ce qui a été vécu").
Sur le blog de Bayard, quand on l'interroge sur le public de ce livre, elle répond :
"Il y a des points communs entre les questions qu’on se pose à l’adolescence, et celles que j’explore dans ce texte : qui suis-je ? Vers quoi ai-je envie d’aller ? Qu’ai-je envie de changer ?"
12:15 Écrit par madeline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.08.2011
j'ai 17 pour toujours
L'émission s'appelle Microfictions. c'est sur France Inter, je tombe dessus en allant travailler. J'imagine le studio et la poignée de chroniqueurs qui viennent parler de la "rentrée littéraire", "du Carrère", "du Franzen", Alexis Brocas est là, c'est la première fois que j'entends sa voix.
A propos du dernier livre de Morgan Sportès ("tout tout de suite"), l'un des chroniqueurs dit quelque chose comme "ce livre-là, on ne peut pas le lâcher, je sais que j'ai déjà écrit cette phrase, mais c'est vrai" blabla.
Je souris. On a des tics devant la critique de livres. La petite phrase à la fin qui dit achetez le. L'accroche publicitaire imprimée sur des bandeaux rouges.
Il est tard. Les gens dehors ont cessé de chanter. Les lumières s'éteignent. Pas un souffle de vent. Il est posé là depuis un mois. Ce soir je l'ouvre.
Et je le referme. Atteinte.
La première scène me fige. Elle stoppe tout - le souffle le sang dans les veines jusqu'au temps qui passe.
Stella a dix-sept ans. Elle est sur la terrasse d'un immeuble. Elle compte les lumières allumées en face. Je pense à Un monde sans pitié d'Eric Rochant - quand ils éteignent la Tour Eiffel. A La Haine de Mathieu Kassovitz - les toits à Paris. A Flow. Aux corps trop blancs dans les nuits des villes.
La langue est musique. Elle est danse. J'imagine les corps des filles. Leurs mots violents dans leurs bouches.
De certains livres naissent tout de suite des images. Les premiers mots donnent le décor. Le film se joue sous vos yeux ouverts.
Il est tard. Je referme le livre à la moitié. Aujourd'hui je cherche d'autres mots sur le livre. je trouve ceux-là. "coup de poing à l'estomac". On est d'accord. Faut être en forme, pour être libraire, parfois.
J'ai 17 pour toujours, Jacques Descorde, Théâtre, L'école des Loisirs
16:27 Écrit par madeline dans chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.08.2011
chef d'oeuvre
L'autre soir, j'ai enfin lu Asterios Polyp, qui a reçu le prix spécial du jury au festival de bd d'Angoulême cette année. C'est un pavé, lourd, et dès les premières pages, on est absolument fascinés. Embarqués.
Asterios Polyp est un architecte et professeur. Après un incendie qui détruit son appartement, il quitte la ville et devient mécanicien automobile. L'histoire paraît banale, mais elle est jalonnée de flash-back sur sa vie, son enfance et son mariage chaotique. Ce roman graphique est surtout incroyablement construit, et chaque planche happe véritablement. Plein de gens (là, là, et là notamment) pensent que c'est un chef d'oeuvre. Moi pareil.
18:47 Écrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : asterios polyp
"on n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie"

" - et toi Marcel, le temps mort ?
- Oh là oui, je l'ai traversé. Et je le traverse de plus en plus souvent, Antoine. Presque tous les jours maintenant. Au début, quand j'étais jeune, je pensais qu'il y avait des causes. La mort de Lucile, bien sûr, et d'autres "bonnes raisons"... mais bientôt j'ai senti que ça venait en dehors de toute cause, ce temps vide, difficile à passer, un temps où le fait de vivre c'est pas évident, c'est pas donné, non. On sent que du temps passe, que de la vie passe, en nous, et c'est étrange d'en prendre conscience et de n'en rien faire. Rien. Juste "passer le temps" comme on dit... J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour les vrais oisifs, ceux qui arrivent à ne rien faire sans se détruire... Tu vois, moi j'ai des passions, les livres, ça me sauve... je traverse mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... je les aime et je leur suis infiniment reconnaissant du temps passé devant leur table... ils m'aident à traverser. Et qu'eux soient morts ou vivants, ça n'a plus aucune importance. J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi. C'est pour ça que j'en fais le commerce, je ne connais pas de meilleur commerce."
"J'ai toujours aimé les fous, Antoine. Les décalés, c'est les seuls qui lui laissent la place, au désir. Dans le décalage, c'est là. Je me méfie des gens trop bien installés, riches ou pauvres, dans leur peau, garantie cent pour cent tranquilles. J'aime pas les cimetières ambulants. La moitié des gens sont déjà morts. Tu vois, au marché, j'ai appris plein de choses. Combien j'ai de clients, moi, sur tous ceux qui achètent au marché ? ... même pas dix pour cent ! Ceux-là, en plus des carottes et des pommes de terre, il leur faut une épice, le goût de quelque chose d'autre. Ils viennent le chercher dans les livres. Sinon ils savent bien que toutes les carottes du monde, même bio, et tous les steaks, ça ne servira pas à grand chose pour traverser les jours. Dans les livres, il y a le décalage. La place pour le désir."
Extraits de Les insurrections singulières, de Jeanne Benameur.
Jeanne Benameur était en avril dernier l'invitée de La grande librairie pour parler de ce livre.
14:05 Écrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.08.2011
à paraître
L'été, c'est le temps des épreuves, des livres à paraître bientôt...
Terminé hier soir, L'enfant du jeudi, de Sonya Hartnett, l'auteure de L'enfant du fantôme, que j'avais tant aimé l'année dernière. L'histoire se passe en Australie, lors de la Grande dépression. C'est la petite Harper qui raconte. La naissance de Caffy et le moment où Tin, son petit frère, se met à creuser la terre sous la vieille maison.
Sonya Hartnett, lauréate notamment du prestigieux prix Astrid Lindgren, écrit décidément très bien. La couverture est sombre et le roman, au contraire de L'enfant du fantôme, n'est pas du tout baigné de lumière. C'est une famille pauvre, qui accumule les malheurs, et seule l'acharnement d'Harper - voir la mer, écrire des histoires, épouser Izzy - vient parfois éblouir le texte.
L'enfant du jeudi doit paraître le 18 août prochain aux éditions des Grandes Personnes.
Commencé avant-hier, K-cendres, le prochain roman d'Antoine Dole, l'auteur de Je reviens de mourir et Laisse brûler, dans la collection Exprim' de Sarbacane.
Antoine Dole en parle ici et puis il y a cette très belle citation au début du livre :
Les contes ne révèlent pas aux enfants que les dragons existent, les enfants le savent déjà.
Les contes révèlent aux enfants qu'on peut tuer ces dragons.
(la phrase est de Gilbert Keith Chesterton, un écrivain anglais du XXe siècle que je ne connaissais pas du tout mais qui est apparemment très connu)
Je me souviens très bien du moment où j'ai lu Je reviens de mourir, lorsque la librairie fermait à l'heure du déjeuner, je l'avais lu assise sur les marches, avec une certaine peur, et une fascination. K-cendres me fait le même effet. J'avance doucement, je relis des phrases.
Échouer encore et réessayer, encore. Pour combien de
temps ? Tant qu’elle vivra. Elle sait cela. Parce qu’elle aussi,
ça la dépasse : cette vérité froide qui l’attire sur son fil, elle
pend au bout, bêtement. N’en maîtrise rien, grimpe dessus
comme elle peut, avec la peur toujours de se faire happer de
l’autre côté, quand ça se tend, d’un coup, sans prévenir, la
rattrape. Alors elle improvise.
K-cendres doit paraître le 9 septembre chez Sarbacane. 
Il y a aussi les épreuves du prochain roman de Mikaël Ollivier, Le monde dans la main, qui paraîtra le 17 août aux éditions Thierry Magnier (et dont on parle ici). 
Et puis il y a enfin, dans ma voiture ce matin, les extraits lus de quelques romans adultes à paraître chez Gallimard à la rentrée. ça commence par Stéphane Audeguy, et puis après il y a, dans le désordre, Eric Fottorino (Le dos crawlé, sur l'été 76), Laurence Cossé (Les amandes amères), Colette Fellous, Boualem Sansal, et puis le prochain livre de Carole Martinez, Du domaine des murmures, dont Pierre Jourde parle là.
12:03 Écrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Les désordres de la bibliothèque
Muriel Pic, Christian Prigent
Filigranes éditions - 25 euros
Les désordres de la bibliothèque présente un ensemble de photomontages manuels de bibliothèques privées et publiques. Il est accompagné d’un préliminaire de Christian Prigent et d’un essai sur la première photographie publiée de bibliothèque réalisée par W.H.F. Talbot en 1844. Quel est le sens d’une image de bibliothèque sinon d’être le portrait intime d’un lecteur et la cartographie de ses divagations ? À l’ère du numérique et à l’encontre d’une vision académique de la lecture, l’ouvrage demande : qu’est-ce que lire aujourd’hui ?
11:12 Écrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les désordres de la bibliothèque
21.07.2011
Alleluïa...
Quand on revient de vacances...
(et là j'ai une vieille chanson dans la tête, genre que je jouais à la flûte petite, d'où le titre de la note - et celui qui trouve la chanson a gagné),
il y a :
- le bonheur de refaire des tables, de bouger des piles, de chercher les nouveaux livres
- le bonheur de revoir des gens qu'on aime
- la surprise du festival d'Avignon, comme si chaque année on oubliait
-
le bonheur de lire à nouveau des blogs fétiches, celui-ci, celui-là et celui-ci aussi bien sûr évidemment
- le pincement au coeur de décrocher les originaux de Laurent Corvaisier
-
le plaisir de découvrir le relookage plus que réussi d'une collection chez l'éditeur Oskar
- celui - immense - de conseiller des enfants, des ados, des grands-mères, des mamans - et de conseiller le livre dont en ce moment on ralentit la lecture tellement on aime (Les chaussures italiennes, de Mankell)
et...
et plein encore.
11:33 Écrit par madeline dans lectures | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note












































